LE FOULARD – Blindher X L’oreille qui jouit

J’aime bien ce bar sur les hauteurs de la ville, au milieu des collines, et cette terrasse avec une vue à couper le souffle sur la baie. En été, c’est l’endroit parfait pour s’éloigner de la foule des vacanciers qui envahissent le bord de mer. Ce soir, la fête bat son plein. C’est tellement bon de retrouver ce plaisir-là… J’adore danser, m’oublier au milieu des corps, transpirer…
Mon mec est assis sur un fauteuil en velours rouge. Il me regarde onduler. Je sais qu’il aime m’observer, alors je danse pour lui. On ne se quitte pas du regard. Qu’est-ce qu’il est sexy avec sa petite chemise entrouverte… Je lui fais un signe de la main : viens ! Il fait non de la tête. J’insiste. Il se lève. Quand il s’approche de moi, je recule légèrement. Il comprend tout de suite que j’ai envie de jouer.
On danse l’un face à l’autre, mais sans se toucher. On se regarde, c’est tout. Enfin pas pour longtemps… Je vois la sueur qui commence à perler sur son torse, je n’peux pas résister, j’y glisse ma main et je me lèche les doigts. il a petit goût salé… Il saisit mon poignet et m’attire contre lui pour m’embrasser à pleine bouche. Ses lèvres sont douces et son baiser fougueux. Il me mord doucement la lèvre, glisse sa langue sur la mienne… je sens sa main se poser sur ma nuque, puis remonter lentement. Ses doigts s’écartent et appuient fermement sur mon crâne, avant de se refermer autour de mes cheveux. Il sait que ça me rend folle.
Je me mets à frissonner, je sens le désir monter et ma robe coller contre ma peau. Il défait son visage du mien, place sa jambe entre mes cuisses, mes seins s’écrasent contre son torse trempé. On continue à danser, nos corps s’emmêlent délicieusement. Je sens mon clitoris gonfler dans ma culotte humide, je le frotte contre sa cuisse. Je sens son souffle contre mon oreille et il murmure : j’ai envie de toi.
Moi aussi. J’ai tellement envie de lui, là, maintenant, tout de suite…
Je lui réponds : viens, on s’en va. Il me suit.
En marchant d’un pas pressé au creux de la nuit, le contact de l’air sur ma peau transpirante me fait frissonner. J’enfile ma veste et noue mon foulard autour de mon cou.
Il me prend alors par la main pour me guider sur le sentier qui descend dans les collines. On n’a pas besoin d’aller bien loin, on est tout de suite au milieu des pins parasols. La lune nous éclaire juste assez. Je sens les herbes hautes, asséchées par l’été, qui me griffent les mollets. Tout à coup il s’arrête et me colle contre un arbre. On entend encore le tumulte de la fête, et le bruit des grillons juste au-dessus de nous.
Je le regarde s’agenouiller, mon souffle devient court. Ses deux mains sur mes cuisses, il fait remonter ma robe jusqu’à mon nombril, embrasse mon ventre, le lèche, et puis il m’enlève ma culotte, délicatement ; je sens la douceur du coton se mêler à ses doigts et rouler jusqu’à mes chevilles. Je pourrais soulever les pieds pour l’enlever complètement, mais non, je la laisse coincée là, entre mes escarpins.
Sa langue et ses mains se promènent sur mes jambes. Je ferme les yeux pour savourer. Je sens son souffle tout près de ma vulve. Je fléchis légèrement les genoux, écarte un peu les cuisses. Avec le bout de sa langue il entrouvre mes lèvres, doucement, tout doucement. Je gémis. Il met sa langue bien à plat et il me lèche à grande lampées, en la refermant en pointe quand il remonte sur mon clito, de plus en plus gonflé. Il sait ce que j’aime. Il m’aspire goulûment, s’abreuve de ma cyprine… (bruits de plaisir). Il continue, longuement, encouragé par mes râles de plaisir. Mes jambes se tendent. Je l’attrape par les cheveux pour m’appuyer encore plus contre sa langue. Ma chatte se gonfle, je sens monter la vague, je ne retiens rien, j’exulte (bruits de plaisirs, râles).
Il se redresse et se tient face à moi, souriant. Je reprends mon souffle, puis je défais un à un les boutons de sa chemise, j’ai l’impression de déballer un cadeau. Je passe ma main sur son torse, la pulpe de mes doigts sur ses tétons durcis, je les lèche, il frissonne. En même temps j’ouvre sa braguette et je glisse ma main sur son sexe raide. D’un geste vif je le déshabille entièrement, puis je me retourne pour lui tendre mon cul.
J’ai les mains appuyées contre le tronc de l’arbre, ça me fait un peu mal mais je m’en fiche. Je sens sa queue glisser entre mes fesses et caresser l’entrée de ma chatte. Il me pénètre tout doucement, juste avec son gland. Il fait de tout petits mouvements et je le suis, mon sexe s’ouvre sur le sien, il me pénètre chaque fois un peu plus. Je n’en peux plus. Je donne un grand coup de rein pour l’accueillir entièrement en moi. Il attrape mes cheveux d’une main, me tient par la hanche de l’autre. J’ai chaud. Je le veux partout. Le rythme s’accélère, nos souffles aussi…
Haletante, je lui murmure : « Attends, attends… ». Il s’arrête. Je me défais de lui, et nous échangeons nos places. C’est à son tour d’être adossé contre l’arbre. Je suis toujours à moitié habillée. j’enlève le reste de mes vêtements puis dénoue le foulard de mon cou. On est nus tous les deux, face à face sous la lune. Je tiens le foulard d’une main et je le fais glisser partout sur lui, d’abord le long de ses jambes et de ses bras. Je sens ses frissons naître sous mes doigts. Je prends le temps de le caresser, de la tête aux pieds. La soie du foulard glisse délicieusement sur sa peau. Je veux parcourir la moindre parcelle de son corps. Je m’attarde un peu sur les muscles de ses cuisses, l’une, puis l’autre, je remonte lentement, je passe tout près de sa queue, je l’effleure à peine. Il soupire de plaisir.
Je remonte le long de son torse, le foulard toujours sous mes doigts. Je le regarde droit dans les yeux, le tissu tendu entre mes deux mains, je le passe autour de son cou. Il se laisse faire. Je serre légèrement, il geint. Je sens son sexe bouger contre mon ventre. Je le libère, et je lui bande les yeux.
Je m’éloigne un instant pour le regarder. Il tend les mains pour me toucher alors je recule, je lui ordonne d’être sage, de ne pas bouger. Je le laisse comme ça quelques secondes. Sous nos pieds la terre tremble sous la puissance des basses. Je perçois des éclats de voix venant de la terrasse du bar.

Je m’approche et j’effleure ses lèvres des miennes. J’aspire sa lèvre supérieure, puis nos langues se retrouvent, s’enroulent, s’entremêlent. Il est resté sage, il ne me touche pas, seules nos bouches sont liées.
Je m’éloigne à nouveau, puis je me colle à lui. J’écrase mes seins contre son torse, ma chatte contre sa cuisse, mon visage près du sien. Comme tout à l’heure quand on dansait… On entend encore la musique, alors je me dandine un peu contre lui. Il bande dur contre mon ventre. Je lui dis : « tu peux me toucher maintenant ». Il s’agrippe à ma taille, caresse mes fesses, mon dos, mes seins… Il les dévore à pleine bouche, aspire mes tétons, les mordille (bruits de plaisir). J’en profite pour dénouer le foulard et planter mon regard dans le sien.
Je glisse doucement ma main jusqu’à son sexe toujours dressé. Je l’enroule dans la soie, délicatement. Je le caresse à travers le tissu. Il soupire de plus belle sous mes va-et-vient. Je continue, je le rends fou. Je sens que je peux faire ce que je veux de lui. Alors toujours mes yeux plantés dans les siens, je lâche son sexe et lui dis : « vas-y, c’est ton tour. »

 

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