LE JEU DE LA FRUSTRATION – Blindher X Celle qui aimait

Il est 23h00. J’ouvre la grande porte en bois de la chambre. Il est là. Sa simple présence me fait frissonner. Il me tourne le dos et je parcours des yeux sa silhouette impressionnante. Il est grand, tellement grand. Ses jambes sont comme des lances qui soutiennent un corps musclé aux épaules larges. Ses cheveux bouclés, nonchalamment coiffés, viennent terminer cette silhouette comme un point sur le « i ».
Je ne dis rien. Je m’approche sur la pointe des pieds, les bras tendus pour atteindre la hauteur de son visage. Je place délicatement un masque en soie noire sur ses yeux. Une tension envahit l’air, notre jeu va commencer.
Je prends sa main, c’est notre premier contact physique dans cette chambre assombrie. Et c’est déjà une décharge d’émotion. Il ne peut pas me voir mais un large sourire habille immédiatement mon visage…
Je tire sur sa main qui est plus chaude que la mienne, légèrement moite, un mélange de stress et d’excitation, j’imagine. Il ne sait pas ce que je lui ai concocté. C’est sûr qu’il faut aimer les surprises pour oser se laisser embarquer et lâcher prise.
Nous nous arrêtons devant le lit, je m’agenouille pour défaire ses lacets et ôter ses chaussures. Puis, je me relève pour défaire sa braguette et baisser son jeans. J’effectue chaque geste avec lenteur, je profite de chaque seconde, je l’observe, je regarde mes mains danser sur lui pour le déshabiller.
Le voilà devant moi, tous ses vêtements éparpillés sur le sol, sa nudité comme un trésor. Il me l’offre. Je ne le touche pas davantage, je dois être patiente, le jeu de la frustration est un art très délicat, aussi dur à pratiquer pour celui qui touche que pour celui qui est touché.
Je l’allonge et le guide avec ma voix, quelques ordres simples que je chuchote : « mets ton bras ici » « décale-toi ».“attache toi”. Il accroche ses chevilles puis ses poignets aux menottes aux quatre coins du lit. Je vois sa peau se tendre, ses poils se hérisser, un frisson est en train de parcourir son corps entier. Je prends un instant pour l’observer. Son corps est beau, ses membres tendus me donnent envie de les presser entre mes doigts pour mesurer leur résistance, leur dureté. Je ne parle pas de son sexe, qui lui, repose calmement sur le côté et vient frôler sa cuisse. Il est beau, tout est beau chez lui.
Je m’éloigne de lui pour mettre de la musique. Une musique douce. Le calme avant la tempête. Je danse. Je danse pour lui même s’il ne me voit pas. Puis, je monte sur le lit et je m’approche, ma bouche est si près qu’il doit sentir sa chaleur. Je lui demande : « je suis où ? » Il me répond « dans mon cou ». Je souffle légèrement comme pour lui dire que c’est une bonne réponse.
Je décèle le moindre de ses frissons, le moindre de ses soupirs. Je continue à le parcourir sans le toucher : sa bouche, son téton, son nombril, son sexe. A chaque fois, je lui demande sur quelle partie de son corps je me suis arrêtée. Il trouve la bonne réponse. Je souffle alors un air chaud sur son sexe qui commence à rougir, à gonfler. Mes lèvres sont à quelques centimètres de sa bête, je sens une chaleur se diffuser entre mes jambes, le désir envahit mon esprit.
Le jeu continue. Je pose mes ongles sur le haut de ses cuisses et descends en appliquant une légère pression. Il gémit. Je vois une trace rouge imprimer mon passage. Son sexe continue de grossir. Je recommence du haut de ses pectoraux jusqu’en bas de son ventre. Il gémit encore, il se tortille.
J’imagine ce mélange de douleur et de plaisir l’envahir. Je griffe ses bras, ses mains pour voir rosir chaque partie de son corps. Sa queue est désormais soulevée, tendue et dure… elle m’appelle.
Je me lève et enlève tous mes vêtements un par un. Tout doucement. Je l’observe. C’est marrant de le voir dans l’attente et dans l’incertitude. Je remonte sur le lit, prête à mettre fin à son supplice. Et au mien. Du bout des doigts je parcours tout son corps, je caresse chaque parcelle. Parfois chatouilleux, il se cabre d’un côté ou de l’autre. Nos respirations sont synchronisées, toujours aussi calmes. Je parcours son aine, son pubis, je me rapproche si près de son sexe, sans jamais le toucher. Son corps entier est érogène. Je me régale, il se régale encore plus.
Mes doigts ne me suffisent plus pour continuer à le parcourir, il faut accélérer, encore, je veux que mon corps s’exprime plus fort. Je me penche et la pointe de mon sein vient toucher sa joue. Il tourne la tête et tente de le prendre dans sa bouche, mais je me retire, ce n’est pas lui qui décide. Je continue en descendant sur son torse et petit à petit, je viens plaquer mon corps entier contre le sien. Mes hanches contre les siennes, ma vulve vient se coller contre sa verge. Nos respirations s’accélèrent. Nos gémissements s’intensifient. Je sens la sueur entre nos deux corps chauds, j’entends nos souffles haletants, c’est terriblement excitant. Je me trémousse sur lui et je masse son sexe en le faisant glisser entre mes cuisses. J’ondule sur son corps. J’embrasse son front, ses joues, son nez et enfin, ses lèvres.
Une boule de chaleur remplie mon ventre, elle explose et m’inonde. Je choisis de détacher ses mains, mon cœur s’emballe. Il soulève son masque, me reconnaît et me sourit. Et d’un geste tout aussi tendre que brutal, me renverse sur le lit…

 

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